Chaque année, des milliers de tubes à rayons X arrivent en fin de vie dans les établissements de santé publics et privés ou sont retirés lors du remplacement de l’équipement. Les tubes à rayons X contiennent du tungstène, de l’aluminium, du plomb et d’autres matériaux stratégiques dont la valeur est souvent ignorée. Les jeter comme un déchet standard représente une perte économique et a un impact environnemental considérable.
Face aux enjeux de raréfaction des ressources, à la dépendance aux approvisionnements, et au respects des obligations réglementaires, le recyclage de tube à rayons X s’impose comme un levier essentiel de l’économie circulaire.
Cet article détaille les différences entre reconditionnement, et dépollution pour la mise en rebut.
Pourquoi un tube à rayons X usagé ne doit pas finir dans une filière « déchet standard » ?
Composition complexe et masse significative d’un tube à rayons X
Un tube à rayons X, ce n’est pas juste un bout de métal à jeter quand il ne fonctionne plus. On parle d’un équipement qui pèse entre 20 et 35 kg pour les tubes à rayons X utilisés sur les systèmes d’imagerie conventionnels comme les tables de radiologie Clisis, Platinium, Nova, D²RS, Luminos, Opéra, Apollo…allant jusqu’à 80 kg selon les modèles de systèmes d’imagerie en coupe comme les scanner GE Brivo, BrightSpeed, Lightspeed, Discovery, Optima, ProSpeed, Hilight, HiSpeed.
D’une conception ultra-technique. À l’intérieur, on trouve plusieurs couches et plusieurs types de matériaux assemblés de façon précise : métal, isolants, verreries, fluides. Bref, tout ce petit monde ne peut pas être traité comme un déchet ordinaire.
Les matières premières que l’on trouve dans un tube à rayons X
Ce qui rend le tube à rayons X vraiment intéressant pour le recyclage, c’est sa richesse en matériaux rares. Le tungstène, élément clé de l’anode, mais aussi le Mobylène et le Rhodium y sont présents en quantités notables. On y trouve aussi de l’aluminium dans la constitution du boîtier, communément appelé la gaine, du plomb pour contenir l’émanation des rayonnements lors de l’émission des rayons X, du cuivre dans les circuits électriques pour tubes à anodes tournantes, et une grande quantité d’huile diélectrique. Autant de ressources rares et spécifiques nécessitant une attention de premier dans leur retraitement et dont il serait dommageable qu’ils finissent perdus dans une simple décharge.
Reconditionnement, recyclage, mise au rebut d’un tube à rayons X : quelles différences concrètes ?
Mettre un tube à rayons X au rebut directement, c’est gaspiller des ressources rares et obliger l’industrie à extraire de nouvelles matières premières.
Un non-sens environnemental et économique, en effet l‘économie circulaire appliquée aux équipements médicaux, c’est exactement ça : faire tourner les ressources en boucle plutôt que de suivre le schéma linéaire « extraire-fabriquer-jeter ». Dans le médical, ça commence à prendre, notamment avec le reconditionnement des tubes à rayons X et leur dépollution.
Le reconditionnement : prolonger la durée de vie d’un ensemble radiogène en réemployant 80% des composants d’origines
Le reconditionnement permet de prolonger la durée de vie des tubes à rayons X toute en s’engageant dans une démarche écologique vertueuse et nécessaire. Chez At2e Médical, On démonte, on inspecte, on remplace les pièces défaillantes, notamment les inserts hors services par notre gamme complète d’inserts neufs et on remet en état de marche l’ensemble radiogène.
Résultat : un équipement fonctionnel économe et à faible impact environnementale (10 fois moins que la production d’un ensemble complet neuf).
C’est l’option idéale dans 9 cas sur 10.
La mise au rebut : retour matière et dépollution du tube
Quand le reconditionnement de l’ensemble radiogène (ou tube à rayons X) n’est plus envisageable, la mise au rebut prend le relais.
La dépollution d’un tube à rayons X permet de séparer les différents composants dangereux comme l’huile et le plomb, de séparer les métaux nobles comme le Tungstène, le Rhodium, le Molybdène, le Cuivre ou l’Aluminium des matériaux moins nobles comme les isolants plastiques.
L’objectif ? Trier un maximum de matières pour que chaque composant finisse dans la bonne filière de traitement de déchets et alimente une économie circulaire.
C’est du vrai acte écoresponsable avec le recyclage on limite l’extraction et la mise en production de ces matières premières deux activités impactantes pour l’environnement. Et on évite une pollution des sols qu’elle soit volontaire avec l’enfouissement sauvage des déchets ou involontaire si le tube à rayons X se retrouve au milieu de ferrailles souvent manipulées avec de grosses griffes.
Les chiffres sur l’impact du réemploi VS remplacement à neuf des tubes à rayons X
Consommation énergétique et production de déchets : l’avantage du reconditionnement
Fabriquer un ensemble radiogène ou tube à rayons X complet neuf, ça consomme énormément d’énergie : extraction minière, fusion des métaux, usinage de précision, transport. Ça produit également énormément de déchets et de Co².
Le reconditionnement permettant de réemployer jusqu’à 80% des composants d’origines, cela contribue à diminuer de quasiment autant la part d’énergie et les besoins en matières premières nécessaires dans la fabrication d’un ensemble neuf, réduit drastiquement la production de déchets et économise aussi des tonnes de CO₂ tous les ans.
Exemple concret d’analyse de cycle de vie par un constructeur majeur
Certains fabricants comme Philips ont réalisé des analyses de cycle de vie (ACV)** sur leurs équipements d’imagerie. Verdict : reconditionner un système complet peut diviser par trois l’empreinte carbone par rapport à un achat neuf, et jusqu’à dix fois pour le tube à rayons X. Des chiffres qui parlent d’eux-mêmes.
Quelles matières premières sont en jeu, et pourquoi le recyclage d’un tube à rayons X compte vraiment ?
Le tungstène : une matière première critique européenne
Le tungstène est classé par l’Union européenne comme matière première critique***. Pourquoi ? Parce qu’on en produit très peu en Europe, et que nous dépendons largement de l’importation, notamment depuis la Chine. Recycler le tungstène des tubes usagés, c’est sécuriser nos approvisionnements et réduire notre dépendance.
Rôle du recyclage face aux dépendances et à la volatilité des approvisionnements
Les prix du tungstène peuvent fluctuer violemment selon les tensions géopolitiques ou les restrictions d’exportation. Le recyclage offre une source d’approvisionnement plus stable et locale, un vrai atout stratégique.
Autres métaux valorisables : aluminium, plomb et cuivre
Au-delà du tungstène, l’aluminium se recycle facilement et représente une part importante du poids total. Le plomb, bien que toxique, a une vraie valeur sur le marché secondaire. Le cuivre, présent dans les bobinages de circuits de rotation de l’anode, est également récupérable et recherché.
Volumes et réemploi des tubes à rayons X : quel potentiel de valorisation ?
Estimation des volumes de tubes usagés générés annuellement
En France, l’ordre de grandeur se chiffre en milliers de tubes à rayons X remplacés chaque année : en croisant les données publiques sur le parc (scanners, salles de radiologie) et les volumes dentaires (CBCT), avec les durées de vie/retour observées par l’industrie (de quelques mois à 15 ans, moyenne ~5 ans), on obtient une estimation d’environ 800 à 2 000 tubes remplacés par an****.
Taux de réemploi actuels et marges de progression
Nous n’avons pas de chiffres concernant le taux de réemploi des tubes à rayons X. En revanche, à l’échelle des équipements d’imagerie, en 2022, on estime que le reconditionné pèse plusieurs milliards dans le monde et représente un ordre de grandeur autour de 10% du marché*****, le reconditionnement loin d’être la norme malgré ces nombreux avantages.
Impact environnemental évité par le réemploi versus remplacement à neuf
Chaque tube reconditionné ou recyclé évite l’émission de plusieurs centaines de kilos de CO₂ et économise des milliers de litres d’eau utilisés lors de l’extraction minière. Multiplié par des milliers d’unités, l’impact devient vraiment significatif.
AT2E, votre partenaire pour le reconditionnement et le recyclage de tubes à rayons X
Expertise et savoir-faire d’AT2E dans la gestion des tubes à rayons X usagés
AT2E accompagne les établissements de santé, cabinets médicaux et services biomédicaux dans la gestion de leurs tubes usagés. Avec une expertise technique pointue, l’entreprise maîtrise toutes les étapes, du reconditionnement à la dépollution.
Solutions complètes : expertise, dépollution tube à rayons X et traçabilité
AT2E propose une prestation clé en main : expertise, dépollution conforme aux normes, démantèlement sécurisé et traçabilité documentée. Vous avez l’assurance que votre équipement est traité dans les règles de l’art, avec un suivi complet.
Contactez AT2E pour donner un second souffle à vos équipements en fin de vie
Vous avez un ou plusieurs tubes à rayons X à remplacer ? N’attendez pas pour les reconditionner. Contactez AT2E et bénéficiez d’un accompagnement personnalisé, d’une logistique adaptée et d’une solution respectueuse de l’environnement.
FAQ recyclage et dépollution de tube à rayons X
Comment se débarrasser d’un tube à rayons X usagé en toute conformité ?
Il faut impérativement passer par un prestataire agréé, capable de gérer la dépollution et le recyclage selon les normes DEEE et déchets dangereux. AT2E Médical propose ce service avec une traçabilité complète.
Un tube à rayons X usagé est-il recyclable ?
Oui, totalement. Les métaux (tungstène, aluminium, cuivre, plomb) sont récupérables, et les fluides peuvent être traités en toute sécurité. Le recyclage d’un tube à rayons X est techniquement viable.
Quelle différence entre reconditionnement et dépollution d’un tube à rayons X ?
Le reconditionnement remet le tube en état de marche pour le réutiliser. La dépollution récupère les matières premières pour fabriquer de nouveaux produits. Deux approches complémentaires dans le recyclage des matières premières selon l’état du tube.
Quelles matières premières récupère-t-on (tungstène, métaux…) ?
On récupère principalement du tungstène, de l’aluminium, du cuivre, du plomb et parfois de l’acier inoxydable. Ces matériaux sont ensuite revendus sur le marché des matières secondaires.
Qui peut reprendre un tube de scanner CT / radiologie conventionnelle ?
Seuls des opérateurs spécialisés comme AT2E, certifiés pour la gestion des DEEE professionnels et des déchets dangereux, peuvent reprendre ces équipements en toute sécurité.
Faut-il un emballage spécifique pour transporter un tube usagé ?
Oui, un conditionnement adapté est obligatoire pour éviter tout risque de fuite ou de casse pendant le transport. AT2E vous conseille sur l’emballage approprié.
Peut-on obtenir une attestation de reprise / traçabilité ?
Absolument. Une attestation de reprise et un bordereau de suivi sont systématiquement fournis, garantissant la conformité réglementaire et la traçabilité complète du processus.
Contactez AT2E dès maintenant
Le recyclage et la dépollution des tubes à rayons X ne sont plus une option, mais une nécessité stratégique face à la raréfaction des matières premières critiques comme le tungstène. Chaque tube valorisé représente des économies d’énergie considérables, une réduction massive de l’empreinte carbone et une sécurisation des approvisionnements face aux tensions géopolitiques.
Avec seulement 15 à 20 % de taux de réemploi actuel, le potentiel de progression reste immense. Confier vos équipements à un partenaire expert comme AT2E, c’est transformer une contrainte réglementaire en opportunité économique et environnementale, tout en garantissant une traçabilité totale et une conformité irréprochable.
* source : https://rohs.exemptions.oeko.info/fileadmin/user_upload/RoHS_VI/Request_2/COCIR_-_Exemption_request2_-_X_ray_and_other_parts_reuse.pdf
** source : https://www.philips.com/a-w/about/news/archive/features/2025/innovation-spotlight-how-a-circular-economy-is-driving-sustainable-healthcare.html
*** source : https://single-market-economy.ec.europa.eu/sectors/raw-materials/areas-specific-interest/critical-raw-materials_en
**** source : https://www.snitem.fr/wp-content/uploads/2023/10/Dossier-de-presse-_Limagerie-en-France.pdf
***** source : https://globalelectronicscouncil.org/wp-content/uploads/medical-imaging-equipment-state-of-sustainability-research.pdf

Composition complexe et masse significative d’un tube à rayons X
Le reconditionnement : prolonger la durée de vie d’un ensemble radiogène en réemployant 80% des composants d’origines
Consommation énergétique et production de déchets : l’avantage du reconditionnement
Estimation des volumes de tubes usagés générés annuellement